Un peu de moi·Writing

Playmobil, en avant les … changements !

Challenge accepted!

Hier soir, j’ai eu l’idée de demander à mon cher et tendre de me donner un mot, rien qu’un seul. Un seul mot dont j’allais dédier tout un article. Faute d’un accent adorable, j’ai d’abord compris « chevaux« . Je me suis alors dit « oye ». Qu’est-ce que je pouvais bien écrire sur des chevaux? Je vis tout de suite Dr Quinn dans ma tête ! Bon, pas très glamour pour un article de blog me direz-vous ! Enfin, chacun son sens du glam. Dr Quinn… quand même ! (Megane alias trésorière du fan club de Dr Quinn bonjour !). Je le fis répéter juste pour être sûre. J’avais mal compris, il s’agissait du mot « cheveux« . Ce mot ne pouvait mieux tomber !

Mes cheveux. Jusque là, rien d’intéressant. Tout le monde en a. Selon le Larousse, ils sont même « l’ensemble des poils qui poussent sur la tête des êtres humains ». Dans certaines civilisations, ils sont synonymes de féminité, les couper, les colorer peut même être signe de deuil pour certains. Ils sont alors un message laissé au reste du monde. Je me demande bien quel message j’envoie, quand, tous les six mois (si ce n’est moins), je change de tête, tel un Playmobil après une journée de travail entre deux briques de Lego.

Cependant, je ne change pas de tête à chaque fois pour les mêmes raisons. Certaines fois, elles sont assez stupides et futiles: oh j’adore cette coupe sur cette photo ! Allez je fais pareil. Mouais, sauf que la fille sur la photo n’a pas ma tête. Raté. Pas grave, ça repousse !
Et puis, quelques fois, ces changements interviennent soudainement avec un mal-être et un besoin pressant de changement. Ce changement n’est pas d’ordre capillaire, mais plus profond. Sauf, que l’introspection n’est pas mon fort et bien que je m’y mette petit à petit, j’ai encore beaucoup de chemin à faire.

Le changement le plus radical survint à deux reprises: la première fois il y a deux ans, la seconde, il y a environ un mois. Le point commun. Une perte et une acceptation. La perte la plus dure que j’ai eu. Même ce mot reste un non-sens, car perdre quelque chose signifie pouvoir le retrouver. Dans ces circonstances, je n’allais pas pouvoir retrouver cette personne comme on retrouve une paire de clefs égarées sous un siège de voiture. Nous étions trois, nous n’étions plus que deux. L’angoisse me saisit et tout en regardant nos dernières photos ensemble, je constatais tristement que je ne leur ressemblais pas. Elles, blondes au cheveux courts, moi brune aux cheveux paillasson (nouveau terme inventé par mes soins chaque matin). Alors, coup de folie ! Du blond par ci, des coups de ciseaux par là ! J’étais des leurs. Enfin, c’était finalement déjà le cas, non ?

Deux ans ont passé, et avec, des couleurs et des coupes à n’en plus finir. J’étais de nouveau au point de départ, c’est-à-dire avec moi-même. Mais voilà, le hic quand on n’est pas la meilleure en introspection est qu’être avec soi-même c’est quelque chose de compliqué, voire même intolérable certains jours. Et cerise sur le gâteau, ces années d’anxiété et de non-contrôle de soi, avaient amenées avec elles des cheveux blancs. Comme tout le monde me direz-vous ! Mais voilà, quand on aime tout garder pour soi, se convaincre que tout va bien, on n’aime généralement pas avoir un rappel chaque fois que nos yeux croisent un miroir. Les réflexions des gens étonnés d’autant de blanc sur quelqu’un de si jeune m’angoissaient de plus en plus. Je commençais alors à « angoisser d’angoisser« . Une seule solution, si vous avez bien suivi, vous l’aurez compris: on cache et on fait comme si de rien n’était.
Plutôt assumer d’être blonde que d’assumer ne pas gérer mes émotions. En un sens, plutôt assumer être quelqu’un d’autre, que moi-même.

Il faudra du temps, il faudra de la patience, il faudra… du chocolat, mais je finirai par aimer cette personne que d’autres aiment et pas juste un peu, mais entièrement. Car il n’y a qu’ainsi que l’acceptation est possible.

Et si on s’aimait, rien qu’un peu ?

Et j’ai finalement aimé ta belle tête

Sous des cheveux châtains et sous des cheveux gris.

François MAYNARD, 1634.

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