Quand le deuil s’invite à Noël

Décembre. J’ai commencé mes rituels de Noël : aller acheter mon Poinsettia (bientôt dévorée par le chat), une première fournée de pain d’épices, déjà beaucoup trop de chocolat chaud à l’avoine et à la cannelle, quelques films de Noël au dénouement identiques, des balades le soir illuminé, des petites choses fabriquées à offrir et l’envie irrépressible de regarder mon trio de Noël : Dr Who, Harry Potter et The Holiday. Pas une année sans qu’ils ne viennent taper à ma porte ces trois-là.

Tous les ans, à peu de choses près, c’est pareil, mon Starter Pack de Noël. Sauf que j’avais oublié un nouveau rituel depuis 3 ans : le deuil. Vous savez ce trou dans l’estomac qui se renforce de novembre à janvier.

3 ans ont passé, la guérison est en route, et je pense bien m’en sortir aujourd’hui. Sauf que chaque année, c’est la même chose. Décembre arrive et lorsque les pubs de Noël remplissent nos écrans, lorsque les magasins décorent leurs rayons, j’ai l’impression de revenir à la case départ et de l’avoir perdu hier.

Sauf que j’adore Noël. Alors je deviens un peu ce lutin maboule dès qu’il voit une guirlande, et l’instant d’après, je pleure en tombant sur une photo, ou sur un objet lui appartenant. Mince. Je ne devrais pas me réjouir alors qu’elle n’est plus là. Je peux ? Oui ? Non? Je ne sais pas. Donc par conséquent, la culpabilité rejoint la solitude (bon duo aussi celles-là).

Alors, on fait quoi ? On zappe Noël ? Et bien non, car de toute façon, à moins d’habiter dans les bois, on ne peut pas vraiment passer à côté.

Je pense qu’il faut apprendre à s’habituer à ce trou qui viendra probablement nous rendre visite et nous percuter chaque année, et même à chaque grand moment important de la vie. Je vais donc m’habituer à la chercher du regard, à table, ce soir-là. Je n’entendrai pas son « mais non fallait rien m’offrir ma puce » la mine réjouie en ouvrant son DVD des Worlds Appart (1ère fan je vous assure). Je vais toujours garder un paquet de mouchoirs à proximité, car que l’on se le dise, pleurer dans les rayons boules et guirlandes devient quelque chose de bien plus courant depuis 3 ans. Et finalement, je vais accepter qu’elle et bien d’autres ne seront pas là cette année, mais je vais me souvenir que plein d’autres personnes et de choses merveilleuses vont me rendre visite.

A tant regretter ce que l’on a perdu, on se prive de voir la beauté de ce que l’on gagne chaque jour.

(Mais quand même, vraiment, un paquet de mouchoirs, juste avant les magasins, ça aide).

2 réponses à “Quand le deuil s’invite à Noël”

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