Un peu de moi·Writing

Couple Goal, et si on nous mentait ?

Si vous n’avez jamais entendu parler de ce terme, « couple goal » signifie littéralement « objectif de couple« . Vous savez, ce couple qu’on regarde en se disant « ooooooh je veux être comme eux ». Vous voyez? Il y a quelques années c’était Brad et Jennifer, ensuite Brad et Angelina, maintenant Brad et ? Depuis quelques années, les couples du cinéma se font et se défont, les couples goals se déplacent donc sur les couples parfaits d’Instagram. Je cible Instagram, je pourrais cibler les réseaux sociaux en général, et même les apparences carrément! Pas besoin d’internet, vos voisins peuvent vous apparaître comme un couple idéal, qu’en est-il une fois derrière la porte? Peu importe qui est votre « idéal », du moment qu’il ne vous empêche pas d’être dans l’instant présent et ne ruine pas vos relations car vous les comparer en permanence.

Le but de cet article n’est pas de démonter chaque « couple goal » du net, mais plutôt de vous présenter le mien. Il n’est pas nouveau, il erre dans mon esprit depuis très longtemps. Ce qui me fait le plus rêver, ce qui m’émeut, ce n’est pas la plupart des couples du cinéma.
Lorsque je regarde un film, lorsque je lis un livre, je me jette souvent à corps perdu dans l’histoire d’amour des protagonistes. Cependant, je reste souvent sur ma « fin ». 1h30 ou 500 pages plus tard de « je t’aime moi non plus », c’est la scène de fin, un baiser, un mariage et… générique de fin ! Mouais. Et après? Le concret, le vrai il est où ? C’est facile de boucler une histoire d’amour sur deux personnes qui ne se sont encore pas brossés les dents l’un devant l’autre, ni ont débouché l’évier rempli de cheveux ou encore n’ont pas ramassé les chaussettes sales de l’autre. A croire qu’un couple est comme un gâteau dont on mélange les ingrédients, goûte la pâte, constate que c’est bon, et qu’on enfourne enfin le tout à 180° pendant 25 min. (Ceci n’est pas un conseil pour mettre votre conjoint dans le four en attendant que la flamme reprenne).

Personnellement, j’ai déjà suivi des recettes de gâteaux à la lettre, et finalement ce n’était pas ce que j’avais espéré. J’avais mal mélangé ? Le four était trop chaud ? La pâte était bonne, la cuisson n’était pas celle qu’il lui fallait. Je pense qu’il en est de même pour un couple. Allez, rappelez-vous, ces rencontres où l’on pense que nos ingrédients ne sont pas si mal ensemble, et finalement … on se retrouve avec un gâteau sec et fade.
La cuisson est l’étape la plus importante, c’est la construction et la transformation des ingrédients que l’on décide de mettre dans ce gâteau, dans ce couple.

Voilà pourquoi je ne suis jamais satisfaite des fins de films ou de romans d’amour classiques et bâclées. J’aime aller plus loin, aussi loin que mon esprit s’échappe chaque jour. Il me manque souvent un flash forward, juste un, pour satisfaire ma curiosité. C’est d’ailleurs pourquoi j’aime souvent les histoires vraies, elles sont le moyen idéal de vérifier jusqu’où sont allés ces deux personnes. Je vous propose un petit tour de ces histoires qui m’ont émues plus que les autres, juste car leur chemin était plus long que les autres, parfois juste grâce à un petit détail…

PS I love you :
Je venais tout juste d’avoir 16 ans. Je n’avais encore jamais eu de petit-ami, je ne savais même pas ce que l’on ressentait quand on aimait quelqu’un d’autre à part ma mère, ma grand-mère et mon chat. Une après-midi comme une autre, avec les copines, profitant d’une journée sans cours pour aller au cinéma. Nous décidons d’aller voir PS I love you. Je ne l’avoue pas mais intérieurement je suis en transe, un film qui va parler d’Irlande, enfin ! Je sais déjà que je vais ressortir de la salle avec une envie supplémentaire de faire ma valise et de partir. Mais je ne m’attendais pas à ça … Je suis sortie en larmes de la salle de cinéma. Les copines étaient émues également. Une vague de dépression a enseveli notre après-midi. Une fois de retour chez moi, je suis partie dans ma chambre pleurer à nouveau. Je crois bien que ce deuil a duré environ deux semaines. Je m’étais pris la claque du siècle. Je m’étais à peine demander combien il pouvait être difficile de trouver la bonne personne, voilà maintenant que ce film m’expliquait qu’on pouvait injustement la perdre à tout moment.

The Notebook :
Classique me direz-vous ? Et bien, je ne sais pas… Je trouve magnifique l’histoire d’amour de ces deux jeunes personnes, même si je trouve dommage d’avoir perdu toutes ces années. Mais non, ce qui m’émeut aux larmes, ce qui serre mon cœur si fort, c’est ce passage où Ellie se souvient de leurs histoires: « It was us » (c’était nous). Ces mots résonnent dans ma tête. Et les larmes de James Gardner m’emportent. L’amour qu’il porte à sa femme est tout simplement incommensurable.

Là-Haut :
4 minutes et 20 secondes. C’est le temps nécessaire dans ce Pixar pour nous présenter la vie de Carl et Ellie. Une rencontre, un mariage, une maison, le deuil d’avoir un jour un enfant, des rêves de voyage, du soutien, de la tendresse… et Ellie s’en va, emportée par la maladie. Je me souviens avoir été profondément choquée de ce passage, qui arrive très tôt dans ce Pixar. Tout a une fin, mais en 4 minutes et 20 secondes, cela m’a rappelé que la vie passe souvent aussi rapidement.

The Holiday :
C’est mon film préféré de Noël ! J’adore tous les acteurs, l’ambiance, la musique, les lieux, les phrases cultes, l’humour … Tiens d’ailleurs je vais aller tout de suite le regarder, je reviens après !
Deux histoires d’amour en parallèle, deux rencontres, quatre destins croisés. Et pourtant, le personnage qui m’émeut le plus, qui me touche à un point où je pleure à cette même minute à chaque fois que je regarde ce film, et bien ce personnage ne fait pas partie des quatre principaux. Il s’agit du personnage d’Arthur interprété par Eli Wallach. Cet homme, qui a perdu sa femme il y a plusieurs années, prend conscience de l’impact qu’il a pu avoir sur tant de personnes à travers son métier de scénariste au cinéma. Une scène mémorable, où les portes s’ouvrent devant lui et où il découvre, choqué, les centaines de personnes présentes pour lui rendre hommage, ses lèvres tremblent, ses yeux se remplissent de larmes, il inspire et marche dignement vers la scène.

Titanic :
Comment j’aurais pu l’oublier ? Alors oui, vous avez raison, leur histoire n’a duré que quelques jours, un amour passionnel happé par une mort brutale. Mais quelle est la vraie leçon ? Rose s’est libérée de ses chaînes, et a vécu les 1000 vies qu’elle avait promis à Jack de vivre. Dès les premières notes, je fonds en larmes. Ce petit bout de femme, quelle femme ! Je revois ma grand-mère dans chacun de ses gestes, de ses mimiques.

Conclusion: faut-il mourir pour figurer sur ma liste ?
Je me suis rendue compte, en dressant ma liste, qu’effectivement, ces films parlaient beaucoup de la mort. Mais comme dans chacune des histoires, la mort est simplement le symbole de la fin. Et puisque je n’aime pas les histoires brèves et coupées, ça semble logique que j’aime aller jusqu’au bout, soit et bien, oui, la mort fatidiquement.
Je pense que nous devrions apprendre de nos aînés, et idéaliser des histoires banales mais pleine de tendresse plutôt que de copier-coller des couples plus frais que la patate douce que j’ai mis de côté pour faire des frites.

Et vous, quelle est votre histoire d’amour préférée?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s