Slam/poésie·Writing

Elle me tenait la main

« Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis. »

Victor Hugo

Bientôt un an que tu es partie,

Emportant tes sourires et tes grimaces,

« Mais elle a eu une belle vie »,

Me disent tous ces gens qui m’enlacent.

Je n’ai pas le temps de faire mon deuil,

Avec désormais, une maison à vider,

Mon chez-moi dès que je passe le seuil,

Est bientôt un souvenir du passé.

Les mois défilent sous mes yeux,

Les cartons s’entassent dans un coin.

Nous ne sommes plus que deux,

La guérison me semble loin.

Il paraît que « cela passe avec le temps,

Qu’elle est fière de moi d’où elle est ».

Ces phrases toutes faites de ces gens,

Que je préfère ignorer.

Pas un jour sans chercher son regard,

Sans espérer entendre le son de sa voix.

Et quand mon esprit s’égare,

C’est près d’elle que je me vois.

Je l’ai retrouvé cet été,

Partant seule à l’aventure,

Dans ce pays que j’ai toujours aimé,

Mon Irlande, merveille de la nature.

En écoutant les arbres parler,

Tout le long du chemin,

Fière de ce que j’avais réalisé,

Elle me tenait la main.

Il me fallut alors rentrer,

Et reprendre ma vie,

Comme si elle s’était arrêtée,

A l’instant où elle était partie.

Un an sans elle semble une éternité,

Je me raccroche à nos fous rires,

Il paraît qu’il faut continuer,

Pas de survivre, mais bien à vivre.

Je devrais conclure avec un brin d’espoir,

Mais comment faire ?

Je n’ai plus qu’à rentrer seule ce soir,

Et vivre sans ma Mémère.

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